mardi 9 avril 2013

Rapport Commission de dialogue Notre Dame Des Landes

pour info:

le combat continue !!!
et même quand le projet d'aéroport sera abandonné, il faudra poursuivre une lutte constructive, celle de la pérennisation des expériences alternatives et autogérées sur la ZAD  ;-)

NDDL: Ayrault doit revoir sa copie

Le 09 avril 2013 par Stéphanie Senet

La méthode de compensation et la consommation des terres doivent être revues

Dans son rapport remis ce 9 avril, la Commission de dialogue confirme l’utilité d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes mais recommande une série d’aménagements qui devraient reporter son démarrage de plusieurs mois.

L’affaire Cahuzac a créé des remous jusqu’à Notre-Dame-des-Landes. Au lieu d’être remis au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le rapport de la Commission de dialogue a atterri, ce 9 avril, sur le bureau du ministre des transports Frédéric Cuvillier.

Commandé le 30 novembre par le chef du gouvernement (voir JDLE) et piloté par Claude Chéreau, il ne remet pas en cause l’utilité du projet d’aéroport mais propose de revoir les mesures compensatoires et la consommation des surfaces.

Après avoir auditionné plus de 200 personnes entre le 21 décembre 2012 et le 15 mars 2013, la Commission de dialogue affirme avoir entendu autant de partisans que d’opposants au projet.

Dans ses conclusions, elle note que l’échelonnement très long de ce projet lancé dans les années 1960 s’est fait au détriment d’une bonne évaluation des espaces nécessaires à la compensation environnementale. Elle préconise «d’expertiser la nécessaire coordination entre les procédures d’utilité publique et celles relatives au Code de l’environnement, notamment liées à la loi sur l’eau et aux dérogations sur les espèces protégées».

Sur la question –très polémique- de l’évolution du trafic à l’actuel aéroport Nantes Atlantique, la commission ne tranche guère. Expliquant qu’elle «n’a pas qualité d’expert», elle affirme vaguement que «la saturation technique de Nantes Atlantique en l’état n’est effective qu’épisodiquement et n’est pas à très court terme un obstacle à son développement» mais que «cette saturation est néanmoins susceptible d’intervenir assez rapidement en fonction de l’évolution du trafic dans les prochaines années».

Les membres de la commission ont balayé la possibilité de son extension au nom des nuisances sonores. «Cette extension accroîtrait de manière importante les nuisances de bruit que supportent les habitants de Nantes, Rézé, Bouguenais et St-Aignan», écrivent-ils. Ils demandent quand même qu’une étude sérieuse examine les coûts de réaménagement de Nantes Atlantique, avec maintien de la piste actuelle, ou création d’une piste transversale, «de façon à mettre un terme à une polémique inutile».

Ils suggèrent par ailleurs d’élaborer un nouveau plan d’exposition au bruit (PEB) dont est actuellement dépourvu le projet de Notre-Dame-des-Landes.

Le rapport se fait plus critique sur la question, centrale, des mesures compensatoires. Il remet en cause aussi bien «la méthode» que «la pertinence des coefficients» mis en place dans le dispositif. Il renvoie aux deux autres rapports, sur le respect de la loi sur l’eau et sur les impacts sur l’agriculture (1),le soin de préciser les propositions sur le plan technique, tout en recommandant le renforcement de trois éléments formels: l’information et la concertation du public, la définition d’objectifs clairement exprimés, accompagnés d’engagements des maîtres d’ouvrage et de l’Etat, ainsi que les modalités de la participation du public.

La commission souhaite surtout de plus amples précisions sur la méthode de compensation, les conditions de mise en œuvre et de suivi de ces mesures pour les zones humides, les espèces protégées et les terres agricoles, l’identification précise des fonctionnalités des zones humides à compenser (la méthode de compensation fonctionnelle est toutefois préférée à la méthode de compensation surfacique), la définition des moyens de restauration des zones humides, la justification des équivalences, la garantie de durabilité des compensations, la clarification des moyens affectés, enfin le calendrier et les conditions de déplacement des espèces protégées.

La Commission de dialogue s’avère enfin critique sur la consommation des terres. Le rapport suggère de réduire rapidement les surfaces allouées au stationnement et de geler au moins 250 hectares de surfaces aménageables pour permettre de vérifier l’efficacité des mesures compensatoires, et de réduire à terme ces surfaces, sans préciser de chiffres.

Au final, ce rapport ne devrait guère changer la carte des oppositions. Jean-Marc Ayrault a déclaré que les conclusions seraient prises en compte, tout en réaffirmant son soutien au projet. «En aucun cas, ce rapport ne désarmera la mobilisation. C’est un projet inutile et qui n’a pas de sens, ni économique, ni financier, ni environnemental», a déclaré de son côté José Bové. L’eurodéputé attend impatiemment les résultats de la Commission des pétitions du Parlement européen, qui doit se prononcer en mai sur le respect des directives sur l’eau, Habitats et Oiseaux. En attendant les études complémentaires recommandées par la Commission Chéreau.

(1)Les rapports de la mission agricole et du comité d’expertise scientifique (voir JDLE) ont été remis ce 9 avril au ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll et aux préfets des Pays-de-la-Loire et de Loire-Atlantique. Ils seront analysés dans l’édition du JDLE du 10 avril.

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/SC600413040916180-1.pdf

lundi 8 avril 2013

manif du 9 avril + tract CNT


A Bordeaux :
Manifestation CGT, FO, FSU, Solidaires
rassemblement à 11h30 devant la Préfecture
rue Claude Bonnier
Fin de la manifestation Place de la Comédie
avec prises de parole

en pièce jointe, l'appel confédéral de la CNT contre la régression sociale et pour la convergence des luttes

Tract_anti-ANI_-_9_avril_2013.pdf Download this file

[Survie33] François Hollande reçoit le 8 avril le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso

Après Ali Bongo en Juillet, Idriss Deby en décembre, Paul Biya en janvier, Hollande poursuit sa réception des pires dictateurs de la Françafrique.

Le même Hollande qui parlait il y a un an de son élection comme d'une « mauvaise nouvelle pour les dictateurs ».

Survie publie un communiqué contre la légitimation du régime congolais par le gouvernement socialiste à diffuser largement.

A lire aussi (sur jeuneafrique.com) :
Le programme de la visite à Paris

Air France condamné pour discrimination

Yep !


Des bises de Tunisie. Je pense à vous et à toutes ces rencontres constructives.

Vive la Palestine Libre !

Vive George Abdallah !

m.

---------- Message transféré ----------

Air France condamné pour discrimination

4 avril 2013 à 14:35 (Mis à jour: 16:56)

Air France devra payer 10 000 euros d’amende et verser 3 000 euros de dommage à la passagère. (Photo Jacky Naegelen. Reuters)

La compagnie aérienne écope d'une amende de 10 000 euros et devra payer 3 000 euros à une passagère, militante propalestinienne qui s'était vue débarquée d'un avion.

Par AFP
Air France a été condamnée jeudi pour discrimination après avoir débarqué d’un avion à destination de Tel-Aviv une militante, qui voulait se rendre dans les territoires palestiniens pour une action farouchement combattue par Israël, en avançant comme motif qu’elle n’était ni israélienne, ni juive.
 Horia Ankour, une élève-infirmière de 30 ans, souhaitait se rendre en Israël le 15 avril 2012 pour participer à une opération «Bienvenue en Palestine» organisée par des militants pro-palestiniens, qui avaient ensuite en quasi-totalité été refoulés par les autorités israéliennes.
Alors que l’avion s’apprêtait à décoller de l’aéroport de Nice, une préposée d’Air France était venue lui demander si elle avait un passeport israélien. Devant sa réponse négative, elle l’avait prise à l’écart pour lui demander si elle était juive. Ankour avait répondu «non» et avait alors été débarquée. Air France avait ensuite fourni à la passagère, à la demande de celle-ci, une attestation de non embarquement dans laquelle les deux questions étaient clairement stipulées, une pièce qui a été versée au dossier.
La compagnie, «coupable du délit de discrimination», selon la juge Nabila Mani-Saada, devra payer 10.000 euros d’amende et verser 3.000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocat à la passagère. Les attendus du jugement n’étaient pas disponibles dans l’immédiat, mais la compagnie aérienne, qui «estime n’avoir commis aucune discrimination», a déjà indiqué qu’elle ferait appel.
Lors du procès le 17 janvier, Ankour avait reçu le soutien du parquet, qui avait estimé qu’il s’agissait d’une «discrimination caractérisée».

«Israël dicte directement ses conditions à Air France»

«On ne peut pas tolérer ce genre de comportement sur notre territoire», avait jugé le procureur Abdelkrim Grini. «Aujourd’hui on vous demande si vous êtes juive, demain si vous êtes musulmane, après-demain si vous êtes homosexuelle ou syndiquée !», s’était-il exclamé.
«On savait que cette dame ne pourrait pas rentrer» en Israël, avait témoigné l’employée d’Air France ayant supervisé l’embarquement, pour la défense de la société, expliquant qu’il était apparu juste avant l’envol que son nom figurait sur une liste de personnes indésirables établie par les autorités israéliennes. «On a posé ces questions parce que le chef d’escale d’Air France à Tel Aviv (le) demandait», avait-elle ajouté. L’avocat d’Air France, Me Fabrice Pradon, avait affirmé qu’elles émanaient «directement des autorités israéliennes» et qu’Air France avait ainsi voulu «protéger» Ankour contre son placement en rétention en Israël.
L’hôtesse «était gênée de me poser cette question, ça se voyait», a raconté Ankour au procès. «Lors du procès, il est apparu que (...) Israël dicte directement ses conditions à Air France, ce qui est totalement illégal», a réagi son avocat Me Albert Goldberg jeudi après le jugement.
Ankour avait assigné Air France par citation directe, une procédure qui permet à une victime de saisir directement un tribunal.
Les opérations «Bienvenue en Palestine», menées notamment par l’organisation française EuroPalestine, visent à faire affluer en masse des activistes du monde entier qui convoient médicaments, livres, et dénoncent le blocus des territoires palestiniens par Israël. En juillet 2011, avril et août 2012, ils avaient tenté, en vain, de gagner la Cisjordanie en passant par Israël ou la Jordanie, mais en décembre dernier, environ 90 personnes avaient réussi à gagner Gaza via Rafah, à la frontière entre l’Egypte et le territoire palestinien. Ces opérations sont à chaque fois fortement combattues par Israël, qui interdit systématiquement aux militants d’entrer sur son territoire.
Par conséquent, nombre de compagnies aériennes refusent de les embarquer, en accord avec une convention internationale qui prévoit qu’elles peuvent refuser de transporter des passagers dont il est annoncé au préalable qu’ils seront refoulés une fois arrivés à destination.

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LISTE DE DISCUSSION resistons_ensemble@rezo.net
[L'envoi doit avoir un seul destinataire, la liste]
Pour consulter le site: http://resistons.lautre.net/  


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Hacktivismes - Informations de l'autre monde - 33 (Fr)

 

Appel intersyndical à la manifestation 9 Avril contre la fléxisécurité

Tract de l'intersyndicale CGT, FO, SU, Solidaires, interprofessionnelle de Gironde pour la manif  Mardi 9 Avril 11h30

parcours : Préfecture (rue Claude Bonnier), cours d'Albret, Nancel Penard, Gambetta, Intendance, Place de la Comédie (pour les prises de parole)

 

 

04_05_2013_appel_9_avril_33.pdf Download this file

Manifestation du 9 avril Communiqué de pres se au sujet de la généralisation de la complémentaire santé


Bonjour
Le Mouvement de sauvegarde des services publics en Sud-Gironde vous invite
 à prendre connaissance des deux textes que vous trouverez en PJ.
Patrick Julou est venu avec Bernard Coadou à St Macaire pour dénoncer les
 dépassements d'honoraires.
Merci de diffuser le plus largement possible.
Cordialement
Delaveau Jacques

 ----- Original Message -----
 From: "Patrick Julou" <pjulou@mutami.fr>
To: "Patrick Julou" <pjulou@mutami.fr>
Sent: Friday, April 05, 2013 6:56 PM
Subject: Manifestation du 9 avril Communiqué de presse au sujet de la
généralisation de la complémentaire santé

Bonjour
Veuillez trouvez ci joints le CP et le tract que les mutuelles de
France du Sud ouest ( dont Mutami )distribueront le mardi 9 avril lors
de la manifestation interprofessionnelle
bonne lecture


Patrick Julou
 06 82 48 84 42
pjulou@mutami.fr

www//mutami.fr

CDP_DTSO_ANI_05_04_13.pdf Download this file
tract_manif_9_avril_2013_(ANI).pdf Download this file

Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce

Pour compléter votre réflexion, Pierre Stambul sera présent le 24 avril à Bordeaux à l'athénée libertaire 7 rue du muguet à partir de 18 H, pour une présentation de son dernier ouvrage "Israël-Palestine : du refus d'être complice à l'engagement" parue aux éditions Acratie, et une conférence-débat avec Pierre Stambul sur "le sionisme". Cette rencontre sera organisée par le Cercle libertaire Jean-Barrué (FA33), l'Union Juive Française pour la Paix et la Librairie du Muguet. Plus de détails bientôt.

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Honte à ceux qui font de l’antisémitisme leur fond de commerce !

 

Des officines zélées (CRIF, BNVCA* …) ont pris l’habitude de dégainer instantanément pour faire taire toute critique de la politique israélienne.

 

Une propagande bien rodée

Vous vous réclamez du droit international, vous revendiquez l’égalité des droits pour les Palestiniens ? Vous êtes antisémites.

Vous dénoncez l’occupation et la colonisation ? Vous êtes antisémites.

Vous n’acceptez pas l’expulsion du peuple palestinien de son propre pays en 1948-49 et vous êtes pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ? Vous voulez « jeter les Juifs à la mer » et vous êtes antisémites.

Le tribunal Russell sur la Palestine utilise les mots justes pour qualifier ce qui est à l’œuvre : apartheid, sociocide … ? Ce tribunal est bien sûr antisémite.

Sur le modèle de ce qui s'est fait en Afrique du Sud, 172 associations de la société civile palestinienne lancent un appel mondial au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) de l’État d’Israël ? Les Palestiniens veulent bien sûr « achever l’œuvre des Nazis ». D’ailleurs « Arafat était un nouvel Hitler ». Et ceux qui pratiquent le BDS sont des antisémites.

Des personnalités juives françaises critiquent publiquement la politique israélienne ? On les traîne dans la boue. On fait un procès à Edgar Morin qui fut un grand résistant. On récuse la judéité et les combats dans la résistance de Stéphane Hessel et on proclame qu’il fut « un maître à ne pas penser » (lire Prasquier, président du CRIF). On orchestre une campagne de diffamation contre Charles Enderlin accusé d’avoir « bidonné » un reportage sur l’assassinat de Mohamed al-Durah. Tous ces Juifs critiques sont des « traîtres  ayant la haine de soi », voire des Juifs nazis.

Les Pays-Bas décident de demander l’étiquetage des produits des colonies ? Cette décision est qualifiée d’antisémite. Et le ministre de l’intérieur israélien déclare que les Pays-Bas n’ont pas correctement indemnisé les Juifs néerlandais victimes du nazisme. Bref, vous leur parlez colonialisme, droit international, égalité des droits et ils vous répondent Shoah.

 

Comprendre ce qu’est l’antisémitisme …

C’est le christianisme qui a inventé l’antijudaïsme à la fin de l’Empire Romain quand il est devenu religion d’État. Il y a eu l’accusation de déicide et de crimes rituels, les stéréotypes racistes (« les Juifs veulent dominer le monde »), les nombreux interdits professionnels (notamment à la possession de la terre), les expulsions et spoliations répétées, l’enfermement dans les juderias et les ghettos, puis les pogroms qui commencent dès la première croisade et connaîtront leur apogée en Espagne et en Ukraine.

Une réécriture de l’histoire est en marche, à la fois pour masquer l’antijudaïsme chrétien et pour prétendre que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde arabo-musulman. Les Juifs ont eu le statut de « dhimmi » (= « protégé ») auquel avaient droit les adeptes des « religions du livre » non musulmanes : chrétiens, zoroastriens, juifs … Ce n’était certes pas la citoyenneté (elle n’existait nulle part à l’époque). Il y a eu des moments difficiles, mais rien de comparable (avant l’apparition du sionisme) avec les massacres et discriminations incessants subits par les Juifs dans l’Europe chrétienne. Et d’ailleurs c’est au Maghreb ou dans l’empire Ottoman que la majorité des Juifs expulsés d'Espagne trouveront refuge et accueil.

L’émancipation des Juifs commence en Europe à la fin du XVIIIe siècle et c’est paradoxalement elle qui va provoquer la transformation de l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. En sortant du ghetto et en se laïcisant, les Juifs deviennent une minorité invisible et un obstacle au rêve fou d’États ethniquement purs. Le consensus antisémite parmi les dirigeants européens apparaît en Europe dans une période d’exacerbation de nationalismes niant les droits de « l’autre ». C’est pourtant sur ce terreau idéologique qu’est né le sionisme.

 

… qui n’a rien à voir avec l’antisionisme

Les Juifs ont été les parias de l’Europe, réputés être des « asiatiques inassimilables ». Balfour était Premier ministre anglais en 1905. Il prononce devant la Chambre des Communes un discours antisémite virulent considérant les Juifs polonais comme des agitateurs révolutionnaires et il interdit leur immigration en Angleterre. Plus tard en 1917, il envoie à Lord Rothschild (choix pas vraiment neutre) la fameuse déclaration Balfour promettant aux Juifs que la Palestine (où moins de 10% de la population est juive) deviendra un « Foyer National Juif ».

Il n’y a là aucune contradiction.

Pour Balfour comme pour la plupart des dirigeants européens, les Juifs considérés comme étrangers inassimilables en Europe, vont devenir naturellement des colons européens s'ils partent en Palestine. Le sionisme a sciemment choisi de jouer ce rôle. Il est passé de l'autre côté du miroir. Il a transformé, parfois à l'insu de leur plein gré, des victimes en colonisateurs racistes. Le sionisme a « blanchi » les Juifs. Il les a rendus acceptables par les antisémites.

 

L'antiracisme est universel

Face à l'antisémitisme et au génocide nazi, il faut dire : « que cela n'arrive plus jamais » ! C'est-à-dire qu'on doit examiner toutes les causes qui mènent à la haine raciste, au militarisme, à l'impérialisme, aux discriminations, à la folie meurtrière et que l'on combatte pour un monde meilleur. Les sionistes disent : « que cela ne NOUS arrive plus jamais ». Et cela veut dire exactement le contraire. Cela veut dire qu'au nom d'une persécution subie, tout est permis contre tout le monde : le vol, le crime, la haine. De telles idées sont porteuses de guerre sans fin. Une telle conception recopie jusqu'à la caricature ce qui a produit l'antisémitisme racial : une essentialisation des êtres humains en fonction de leur religion, de leur nationalité ou de leur identité supposée. Une affirmation que le « vivre ensemble » dans l'égalité des droits est impossible et qu'il faut donc se séparer et dominer ou expulser ceux qui apparaissent comme un obstacle au rêve fou d'un État juif ethniquement pur.

 

Le génocide nazi n'appartient pas aux sionistes.

Il ne reste que quelques dizaines des milliers de survivants du génocide en Israël et la plupart d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté avec des pensions misérables. Il est plus facile d'exploiter sans vergogne leur mémoire que de leur donner les moyens de vivre dignement.

Au moment de la fondation de l'État d'Israël, il y avait beaucoup de mépris à l'égard des victimes du génocide accusées d'être entrées dans les chambres à gaz sans se révolter alors que les Israéliens « transformaient le désert en jardin » pour reprendre un des mythes fondateurs. C'est plus tard avec la création du musée Yad Vashem** et le procès Eichmann que les dirigeants sionistes ont vu tout le profit qu'ils pouvaient tirer du martyr des Juifs européens.

Pourtant, s'il y a eu une résistance juive au nazisme (la MOI***, l'insurrection du ghetto de Varsovie …), les sionistes n'y ont joué qu'un rôle marginal. Pire, de nombreux dirigeants sionistes ont eu un comportement plus que coupable vis-à-vis du fascisme. Vladimir Jabotinsky, maître à penser des dirigeants israéliens actuels, était dans les années 1930 un admirateur de Mussolini et il s'est inspiré de ses méthodes expéditives. En 1933, quand Hitler arrive au pouvoir, malgré l'appel au boycott de l'Allemagne nazie des Juifs américains, Ben Gourion signe avec le régime hitlérien l'accord de Haavara pour obtenir le « transfert » des Juifs allemands vers la Palestine.

Un des groupes terroristes juifs opérant en Palestine, le Lehi (ou groupe Stern) assassinera des soldats britanniques jusqu'en 1943 (alors que des millions de Juifs européens ont déjà été exterminés et il essaiera de négocier avec le régime nazi. Plus tard, le dirigeant de ce groupe, Yitzhak Shamir, sera à plusieurs reprises Premier ministre d'Israël. Enfin, dans Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt affirme que, sans la collaboration des dirigeants des communautés juives d'Europe, une partie des 6 millions de morts aurait pu échapper à l'extermination. Un de ces dirigeants, Rudolf Kästner, négociera avec Eichmann à Jérusalem le sauvetage de 1600 Juifs hongrois. Il fournira en échange la liste de centaines de milliers de Juifs qui seront gazés à Auschwitz. Kästner était sioniste. Il sera assassiné en Israël en 1957 et son assassin acquitté.

La propagande sioniste utilise sans arrêt le cas du Mufti Amin al-Husseini. Ce dirigeant palestinien fut un authentique Nazi qui a recruté et dirigé des milices musulmanes venues des Balkans et engagées avec l'Allemagne hitlérienne. Mais utiliser son cas très isolé pour affirmer que les Palestiniens poursuivent le génocide nazi en taisant ce que fut la collaboration sioniste est assez indécent.

 

Il n'y a ni culpabilité occidentale, ni « judéophilie ».

Certains s'imaginent que la complicité occidentale avec la politique israélienne est le résultat d'un sentiment de culpabilité. C'est une erreur. Ce n'est pas parce qu'ils sont mal informés que les dirigeants occidentaux ferment les yeux devant les exactions incessantes commises par les dirigeants israéliens et leur accordent une impunité inconditionnelle. C'est parce que cet État surarmé, dépensant 60% de son budget dans l'armement et les technologies de pointe, c'est ce qu'ils désirent. Un Israël vivant en paix et sur un plan d'égalité avec ses voisins, acceptant d'être un pays du Proche-Orient et pas une pointe avancée de l'Occident dans la région ne les intéresse pas. Tenir le Proche-Orient pour l'Occident, c'est être allié à la fois à Israël et aux monarchies pétrolières du Golfe. Cette réalité stratégique est la principale explication de la complicité scandaleuse à laquelle on assiste.

De 1945 au début des années 50, des centaines de milliers de rescapés du génocide ont vécu dans des camps de « transit » essentiellement en Allemagne et en Autriche. Le Yiddishland avait disparu, ils demandaient de pouvoir émigrer vers l'Ouest. S'il y avait eu un « sentiment de culpabilité », on leur aurait dit : « vous avez été persécutés pendant des siècles, maintenant vous aurez l'égalité des droits ». Au contraire, on leur a dit : « maintenant vous avez un pays, vous partez quand vous voulez ». Et la majorité de ceux qui étaient dans ces camps (comme 40 ans plus tard les Juifs soviétiques) ont été envoyés, souvent contre leur gré, en Israël. L'Europe s'est débarrassée de son crime sur le dos du peuple palestinien qui n'avait aucune responsabilité dans l'antisémitisme. En même temps subsiste toujours cette idée raciste que le pays des Juifs , ce n'est pas ici, c'est Israël, bref qu'ils sont toujours des « étrangers » en Europe.

 

L'extrême droite

Pendant des décennies, tous les partis ou groupuscules d'extrême droite ont eu pour dénominateur commun l'antisémitisme et encore récemment les déclarations répétées de Jean-Marie Le Pen sur « le point de détail de l'histoire » attestaient la permanence du rôle « fédérateur » pour ces idéologies de l'antisémitisme.

La réalité a beaucoup évolué. L'islamophobie a largement remplacé l'antisémitisme comme destination de la haine ordinaire. Le « choc des civilisations » défini par Samuel Huntington et sa reprise sous forme de « guerre du bien contre le mal » par Georges Bush Junior ont clairement placé Israël dans le camp du « bien », le mal étant l'Islam, les Arabes, les bronzés, les terroristes … Le fait qu'en Europe, les Musulmans soient des post-colonisés discriminés et prolétarisés explique qu'ils sont depuis longtemps la cible principale de l'extrême droite. Le norvégien Breivik qui a commis un meurtre de masse pour « protester » contre l'islamisation de la société est l'exemple de la virulence de cette haine qui se développe dans les sociétés occidentales.

Les dirigeants de l'extrême droite européenne sont devenus de grands amis d'Israël. En décembre 2010, ils sont allés en Israël. Il y avait le flamand Dewinter, le néerlandais Wilders, le dirigeant du FPÖ autrichien Strache dont le parti abrite beaucoup de néo-nazis. Ils ont discuté avec leur partenaire Avigdor Lieberman de l'interdiction de l'Islam. Marine Le Pen rêve de pouvoir elle aussi être reçue officiellement à la Knesset et à Yad Vashem.

En Europe Orientale (Pays Baltes, Pologne …), les partis politiques antisémites qui sont parfois les descendants de ceux qui ont accompagné les Einsatzgruppen dans l'extermination des Juifs européens, sont tous pro-israéliens. Toujours le même phénomène. Les Juifs du Yiddishland étaient des « étrangers inassimilables » mais en Israël, ils deviennent des colons sympathiques.

D'autres antisémites jouent un rôle fondamental dans l'aide à Israël et surtout dans l'aide à la colonisation et à l'expropriation des Bédouins du Néguev de leurs terres : ce sont les « Chrétiens Sionistes » particulièrement puissants et nombreux aux États-Unis. Pour eux, les Juifs doivent revenir en Terre Sainte, expulser le mal (Armageddon), c'est-à-dire les Arabes puis se convertir à la « vraie foi » faute de quoi ils disparaîtront.

Ces divers antisémites sont devenus des partenaires même plus encombrants en Israël. Le CRIF ou le BNVCA ne critiquent jamais ce partenariat.

 

A quoi servent les antisémites ?

La question peut paraître provocatrice. Tous les racismes sont immoraux et criminels.

Les sionistes martèlent partout que juif = sioniste. Ils ne combattent pas l'antisémitisme. Ils l'instrumentalisent, ils l'utilisent, ils s'en servent comme carburant pour interdire à l'intérieur de la société juive israélienne ou des communautés juives organisées toute dissidence, tout doute, toute critique de la voie criminelle contre les Palestiniens et suicidaire pour les Juifs qui est en cours. Ils utilisent l'antisémitisme pour essayer de relancer l'Alyah, l'émigration juive vers Israël. L'antisémitisme alimente le « complexe de Massada », cette « certitude » inculquée aux Israéliens que les victimes ont été, sont et seront toujours les Juifs et que le suicide est préférable au compromis.

La politique israélienne provoque (volontairement) un antijudaïsme en plein essor et met en danger les Juifs. Face à cela, les « protestations » sionistes sont totalement inopérentes. On ne combat pas le racisme avec une idéologie raciste ou en défendant inconditionnellement un régime qui pratique l'apartheid.

Le combat le plus conséquent contre cette nouvel vague d'antisémitisme, c'est de faire comme l'UJFP. Manifester sous une banderole : « Juifs et Arabes ensemble pour la justice en Palestine », organiser des missions communes en Palestine avec nos partenaires arabes comme l'Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), montrer partout que, de même qu'il existe une minorité d'Israéliens anticolonialistes, il existe des Juifs qui défendent les droits du peuple palestinien.

Lutter contre l'antisémitisme, c'est expliquer inlassablement que cette guerre n'est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire. Elle porte sur des questions essentielles : le refus du colonialisme et l'égalité des droits. Lutter contre l'antisémitisme, c'est refuser toute logique communautaire alors que les sionistes ont un comportement de plus en plus tribal.

Les antisémites existent toujours. Il y a une poignée de grands malades qui rivalisent dans la nostalgie du IIIème Reich ou dans la négation du génocide nazi. Mais il y a incontestablement, dans la grande variété des antisémites, des gens qui essaient de s'infiltrer dans le combat pour les droits des Palestiniens.

Fondamentalement, ces personnes pensent (comme les sionistes) que juif = sioniste. Pour eux, les causes du sociocide infligé aux Palestiniens viennent de la nature même des Juifs, de la Torah et du Talmud. Ils reprennent les stéréotypes sur les « Juifs maîtres du monde » contrôlant tout (le courant complotiste est bien représenté parmi eux). Ils pensent que Juifs sionistes et Juifs antisionistes sont les deux faces d'un même problème. Ils écrivent que là où la parole antisémite est brimée, la cause palestinienne est mal défendue alors que là où elle est libre, elle est bien défendue. Ils en déduisent donc que la parole antisémite doit être libre.

En dehors de l'aspect immoral (pour ne pas dire criminel) de telles idées, ELLES FONT TOTALEMENT LE JEU de ce qu'elles sont censées combattre. Elles confortent la névrose entretenue par les sionistes, l'idée que ceux qui critiquent Israël sont des antisémites qui « veulent jeter les Juifs à la mer ». Bref, si on pense qu'un des moyens de mettre fin à la colonisation et à l'apartheid, c'est aussi de « briser le front intérieur » en Israël ou dans la communauté juive organisée, les antisémites sont objectivement des complices du sionisme.

 

Combattre tous les racismes

L'antisémitisme est-il un racisme à part ? Il l'a été. Tous les racismes n'ont pas pour finalité l'extermination de la communauté humaine désignée à la haine. Mais aujourd'hui en France, le racisme frappe essentiellement les Noirs, les Arabes et les Roms. Les agressions et les discriminations qui les frappent sont beaucoup plus fréquents que les actes antisémites. Et donc l'antisémitisme n'est plus un racisme « à part ».

Il est significatif que toutes les associations religieuses ou communautaires ont exprimé leur désapprobation du comportement des autorités françaises à l'égard des Roms, des immigrés, des Sans Papiers à l'exception notable du CRIF et du Consistoire. Comment ces associations qui affirment que les Juifs français sont en danger et qui sont complices de la propagande israélienne pour les faire émigrer peuvent-elles être silencieuses devant la répétition de processus d'exclusion qui ont été expérimentés contre les Juifs et qui ont fini par aboutir après un changement de régime, aux horreurs de Vichy ? Comment peuvent-elles se rendre complices de l'islamophobie comme Roger Cukierman, ancien président du CRIF, qui estimait que la présence de Le Pen au second tour des présidentielles de 2002 était un message aux Musulmans leur indiquant de se tenir tranquille ? Ces associations sont en rupture complète avec de nombreuses figures du judaïsme qui ont toujours considéré qu'il fallait lutter contre tous les racismes.

Pire, ces associations cautionnent un racisme épouvantable qui est intrinsèque à la société israélienne.

Racisme contre les Palestiniens dans une société d'apartheid. Pour le rabbin Rosen, les Palestiniens sont des Amalécites et la Torah autorise qu’on les tue ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux. Pour le grand rabbin de Safed, Shmuel Eliyahou, la Halakha (loi traditionnelle judaïque) interdit de louer un logement à un « Arabe ». Il n’y a pas que les religieux qui versent dans le racisme à l’état brut : les Palestiniens sont régulièrement traités de « serpents » ou de « terroristes » par tous les politiciens.

Vis-à-vis des immigrés d’Afrique de l’Est qui arrivent à pied en traversant le Sinaï, Israël utilise les grands moyens : construction d’une barrière électrifiée entre Gaza et Eilat, d’un gigantesque centre de rétention à Beersheba, déclaration de Nétanyahou expliquant qu’on ne peut pas scolariser les enfants de ces immigrés car « cela atteindrait au caractère juif de l’État », manifestations à Tel-Aviv aux cris de « Israël est pour les Juifs, le Soudan pour les Soudanais ».

Mais il y a aussi le racisme à l'intérieur de la société juive israélienne. Racisme et discriminations contre les Juifs séfarades et orientaux. On les a appelés les « Schwartz » quand ils sont arrivés. On les a logés dans des régions inhospitalières (la frontière, le désert du Néguev). Dans les premières années d'Israël, on a expérimenté des irradiations mortelles sur des enfants de Juifs orientaux soupçonnés d'avoir la teigne, on a enlevé des bébés juifs yéménites qui ont été adoptés par des familles ashkénazes. Aujourd'hui on stérilise sans leur demander leur avis des femmes falashas (juives éthiopiennes).

 

Ne nous laissons pas intimider

Face à ceux qui instrumentalisent l'antisémitisme pour en faire une « arme de destruction massive » contre toute critique d'Israël, nous devons être cohérents.

Nous nous battons pour les droits du peuple palestinien au nom de valeurs universelles : le refus de l'occupation, de la colonisation, de l'apartheid. L'égalité des droits, le refus de tous les racismes, de toutes les discriminations.

Nous dénonçons aussi bien ceux qui mélangent volontairement antisémitisme et antisionisme que leurs complices. La présence régulière des représentants des plus hautes autorités de l'État ou des dirigeants de nombreux partis politiques aux dîners du CRIF constitue un soutien à la manipulation. La caution apportée par le Président de l'Assemblée Nationale à un « colloque » du BNVCA est un vrai scandale. Rendons à la lutte contre l'antisémitisme son efficacité et sa dignité.

 

Pierre Stambul

BNVCA* : Bureau Nationale de Vigilance Contre l'Antisémitisme. C'est une officine d'extrême droite créée par Sammy Ghozlan qui porte plainte systématiquement pour antisémitisme dès qu'on critique Israël.

 

Yad Vashem** : ce musée de la Shoah à été construit près de Jérusalem sur le territoire de Deir Yassin, village palestinien où les terroristes de l'Irgoun et du groupe Stern massacrèrent 200 villageois palestiniens en 1948. Comme si un génocide pouvait excuser un nettoyage ethnique.

 

MOI*** : Main-d'oeuvre immigrée, nom de la résistance communiste des immigrés vivant en France.

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dimanche 7 avril 2013

Meeting du collectif audit citoyen sur la dette le 9 avril à l'Athénée Municipal à Bordeaux

MEETING_AVEC_MICHEL_HUSSON_Economiste.pdf Download this file

[Israël] : huitième emprisonnement pour Natan Blanc

Natan Blanc  condamné emprisonné une huitième fois, ne le lâchons pas.
Après avoir passé 116 jours en prison, Natan Blanc a du se rendre ce matin du 2 avril 2013, à la caserne d'enrôlement. Il a à nouveau refusé de rejoindre l'armée Celle-ci refuse de le reconnaître comme objecteur de conscience. Il a refusé de rencontré le psychologue de l'armée, ne voulant pas être réformé pour raisons psychiatriques. Il a été condamné à 14 jours d'emprisonnement supplémentaire.
Le soutien à Natan Blanc va croissant.
Pour le soutien, vous pouvez lui envoyer un mail à son adresse qui lui sera remis lors de sa sortie de prison : nathanbl@walla.com.  Il ya en général 1 ou 2 jours de délai entre sa sortie de prison et un nouvel emprisonnement.

Le soutien habituel et  ô combien nécessaire.

Envoyez une lettre de soutien et d’encouragement par e-mail à Natan si possible en anglais

 

messages2prison@newprofile.org . les mails de soutien seront imprimés et livrés au cours des visites du comité de soutien.

Lui écrire en prison :

( il n’est pas sur que la lettre lui parvienne, parfois l’armée bloque,c’est pour ça qu’on vous demande d’envoyer un e-mail de soutien)

Natan Blanc
Military ID 7571368Military Prison No. 6
Military Postal Code 01860, IDF
Israel

Ecrire à l’ambassade de France en Israël :

Pour nous en France le comité de soutien dit qu’il serait très efficace d’envoyer des protestations à l’ambassade israélienne en France et demander la libération de Natan :

Adresse : Monsieur l’ambassadeur d’Israël en France, 3, rue Rabelais,75008 Paris.

Envoyez la lettre en Anglais, si vous êtes à cours d’idée, vous pouvez vous inspirer de la lettre proposée par le comité de soutien :

Monsieur l’Ambassadeur,

J’ai appris que Natan Blanc, (military ID5771369), un objecteur de conscience au service militaire, a été emprisonné pour la huitième fois pour son refus d’incorporer l’armée israélienne et est détenu à la prison numéro 6 à côté de Atlit.

L’emprisonnement d’objecteurs de consciences comme Natan, est une violation de la loi internationale, des droits humains basiques et de la morale. L’emprisonnement répété d’objecteurs de conscience, est une offense grave, cela signifie condamner une personne plusieurs fois pour une même chose. Un groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire dit que cela constitue un cas flagrant de détention arbitraire. Donc, je demande une libération immédiate et inconditionnelle de Natan Blanc, sans le risque d’un nouvel emprisonnement dans le futur. Je vous demande à vous et au système que vous représentez, de respecter la dignité et la personne des objecteurs de conscience comme de toutes les personnes à l’avenir.

Mes salutations …


En anglais :

Dear Sir/Madam,

It has come to my attention that Natan Blanc (military ID 7571368), a conscientious objector to military service, has been imprisoned for the eighth time for his refusal to become part of the Israeli army, and is held in Military Prison no. 6 near Atlit.
The imprisonment of conscientious objectors such as Rothman is a violation of international law, of basic human rights and of plain morals. The repeater imprisonment of conscientious objectors is an especially grave offence, as it means sentencing a person more than once for the same offence, and has been judges by th UN working Group on Arbitrary Detention to constitute a clear case arbitrary detention.
I therefore call for the immediate and unconditional release from prison of Natan Blanc, without threat of further imprisonment in the future, and urge you and the system you are heading to respect the dignity and person of conscientious objectors, indeed of all persons, in the future.

Sincerely, 

[LiberonsGeorges33] décision de libératio n cassée : Réaction au Liban à la décision de la CC 04-04-2013

Décision de libération de Georges ABDALLAH cassée et annulée aujourd'hui 

Suite à la décision de la Cour de Cassation de bloquer la libération de Georges ABDALLAH, Joseph ABDALLAH devant l'ambassade française à Beyrouth déclare :

"... La décision des autorités françaises de ne pas libérer Georges ABDALLAH ne nous choque pas ! ...Nous, les militants anti-impérialistes, sommes habitués à cette tyrannie : que la bourgeoisie écrase ses propres valeurs et sa propre justice? rien de nouveau ... Nous ne laisserons aucun drapeau français flotter sur le sol libanais. (fermeture de toutes les organisations françaises au Liban)"

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19ème commémoration du génoci de des Tutsi du Rwanda


Dimanche 07 avril 2013

"Ibuka", Souviens-toi, que le 07 avril 1994 débutait le dernier génocide du 20ème siècle, le génocide des Tutsi du Rwanda. Celui-ci se commettait sous les yeux (plutôt fermés) de la communauté internationale. Notre pays, la France, multiplia les opérations d'intervention qui ne servirent pas à arrêter le crime des crimes, au contraire elles appuyèrent le gouvernement génocidaire; plus d'un million de morts en moins de cent jours; un taux d'extermination de dix mille tués par jour sur les collines du Rwanda, pour le seul crime d'être nés.

A Bordeaux, 19 ans après, nous construisons encore un barrage contre l'oubli, l'impunité et le négationnisme.

L'association Cauri, en partenariat avec Ibuka, vous invite dimanche 07 avril 2013 à un après-midi de commémoration.

Programme :

14h30  :   - Cérémonie sur le Pont de Pierre, avec jet de fleurs dans la Garonne (emmenez vos fleurs).

  à partir de 16h :  - Moment de recueillement dans la salle du Tchaï Bar, 49 rue du Mirail à Bordeaux :
.Projection de témoignages
, d'un extrait du documentaire "Par le raccourci" (Iy' ubusamo) de Dady de Maximo Mwicira Mitali 
             .Chants, poèmes, lecture de textes à la mémoire des victimes.

CAURI  
40, Rue Gaston Monmousseau
33130 Bègles
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GEORGES IBRAHIM ABDALLAH: UNE VENGEANCE D'ETAT

(fr) Organisation Communiste Libertarie - Courant Alternatif CA #227 -

GEORGES IBRAHIM ABDALLAH: UNE VENGEANCE D’ÉTAT

Date Tue, 02 Apr 2013 11:53:47 +0300


Georges Ibrahim Abdallah est prisonnier des geôles françaises depuis 1984 soit 28 longues années, il est pourtant libérable théoriquement depuis 1999. Le 10 janvier 2013, la chambre d'application des peines de Paris, examinant son cas, a accédé à la huitième demande de libération présentée par ses avocats en la conditionnant cependant à un arrêté d'expulsion du territoire français. A ce jour (l’article est rédigé le 23 janvier) cet arrêté n’a toujours pas été pris. ---- Raconter l’histoire de Georges Ibrahim Abdallah c’est se replonger dans l’histoire des années 80, c’est revenir aux temps des oppositions Est/Ouest et des magouilles de l’état français au proche orient, mais c’est encore aborder la question carcérale, celle des longues peines et de la vengeance d’État, enfin c’est poser le problème de la violence révolutionnaire et de la lutte armée.

LES ANNÉES 80 ET LES ATTENTATS EN FRANCE

En cette année 1982, la France est frappée par toute une série d’attentat les uns perpétrés par Carlos et sa bande, les autres par le groupe d’Abou Nidal(1) mais aussi par une organisation inconnue jusqu’alors les FARL (Fraction Armée Révolutionnaires Libanaise) le tout dans un contexte géopolitique internationale très troublé.

Tout commence en novembre 1981, un homme tire sur un diplomate américain Christian Chapman, celui-ci est blessé mais s’en sort. Deux mois plus tard en janvier 1982 Charles R. Ray, attaché militaire de l’ambassade américaine à Paris, mais aussi on l’apprendra, plus tard lieutenant colonel des services secrets de l’armée américaine est assassiné. En avril 1982 Yacov Barsimentov, diplomate israélien (et membre du Mossad) est lui aussi victime d’un attentat à Paris. Les deux attentats sont revendiqués depuis Beyrouth par les FARL. Le gouvernement israélien à l’époque dirigé par Itzhak Shamir réagit tres vivement et utilisera le meurtre de son diplomate, ainsi qu’une tentative d’attentat contre son ambassadeur à Londres, pour justifier de l’invasion du sud Liban (l’opération bien mal nommée Paix en Gallilée), accusé de servir de base de repli aux combattants palestiniens. C’est lors de l’occupation de Beyrouth qu’auront lieu en décembre 1982 les massacres de Sabra et Chatila.

Les FARL revendiqueront également le mitraillage de la mission d’achat israélienne, et au mois d’août 82 en tentant de désamorcer une bombe sous la voiture du conseiller commercial de l’ambassade des US deux démineurs trouvent la mort dans l’explosion de l’engin. Enfin en décembre 82, une voiture de l’ambassade israélienne explose à Paris devant le lycée Carnot.

Puis après un an de silence c’est en mars 84 que les FARL se manifestent a nouveau en blessant grièvement par arme à feu le consul général des Etats-Unis à Strasbourg.

Dès le début de l'enquête les services du contre espionnage français bénéficieront de nombreux renseignements, émanant à la fois du Mossad et d’informateurs anonymes; c’est sur dénonciation que leur sera donné le nom de Georges Ibrahim Abdallah et sa localisation géographique : Lyon.

La DST le repère, et l’appréhende le 24 octobre 1984, mais hormis la possession d’un «vrai faux passeport» algérien on ne trouve rien à lui reprocher, il est donc inculpé de faux et d’usage de faux en mars 1985. Le 23 avril 1985, les FARL enlèvent Gilles Sidney Peyrolles, attaché culturel de la France à Tripoli et fils de l’écrivain Gilles Perrault pour réclamer la libération de leur chef. Yves Bonnet le patron de la DST négocie avec les services secrets algériens (directement avec le colonel Lakehal Ayat, directeur de la Sécurité militaire). L'échange est sur le point d'aboutir mais la découverte, sur dénonciation une fois encore, dans une des planque des FARL, de l’ arme ayant servi à abattre Charles Ray et Yacov Barsimentov a raison de cet arrangement. Aussi Georges Ibrahim Abdallah est condamné dans un premier temps à 4 ans de prison pour détention d'armes et de faux papiers puis, à la perpétuité par la cour d'assises spéciale pour complicité d'assassinat le 28 février 1987. Georges s’il na jamais donné de détails sur les faits reprochés, a assumé les attentats des FARL en les présentant comme des actes de résistance.

QUELLE SOLIDARITÉ?

Il n’est pas nécessaire de savoir si Abdallah est responsable des actes qui lui sont reprochés, au vu des faits et de l’acharnement judiciaire, il est clairement la victime d’une vengeance d’Etat et c’est à ce titre que notre solidarité doit se manifester. La reprise de la mobilisation autour d’Abdallah(2), si elle est bienvenue, pose tout de même problème. En choisissant de revendiquer un anti impérialisme le plus plat et le plus atemporel qui soit, en usant d’une rhétorique de martyr, la solidarité témoignée passe à coté de plein de choses et perd même son caractère subversif.

N’aurait-il pas été plus porteur d’élargir le cas de Georges à celui des longues peines (3) afin de dénoncer l’acharnement de la justice et de l’administration pénitentiaire, pour enfin faire tomber cette distinction imbécile entre prisonniers politiques et sociaux et questionner ainsi le rôle de la prison dans son ensemble ? N’était-il pas plus profitable de faire un retour critique sur cette période, quitte à fâcher pour enfin faire le bilan de cette stratégie, celle de la lutte armée ?

La violence et la lutte armée ne sont pas des problèmes moraux mais bien politiques ; les actions violentes qu’elles soient collectives ou individuelles, ne sont pas intrinsèquement le signe d’une radicalité ; le fait est qu’elles se placent d’emblée sur le terrain de l’illégalité, l’Etat possédant le monopole de la violence légitime.

L’important est donc le rapport que la lutte armée entretient avec des groupes sociaux déterminés. Les actes deviennent alors parlants par eux-mêmes, ils n’ont plus besoin d’aucun relais pour indiquer ce qu’ils visaient, ils renvoient aux témoins sans ambiguïté, l’image de leur propre oppression et de leurs propres possibilités de réponses ; ils font voir la situation et la force sociale, ils sont en rapport avec la dynamique qui les a vu naître. Dans le cas contraire, des groupes usant de la lutte armée, ne peuvent que suivre leur propre dynamique, leur propre logique interne, en refusant d’admettre que les luttes ne peuvent pas être provoquées par la volonté de quelques militants : ils se posent alors seuls dans un rapport de forces avec l’Etat, illusoire militairement et propices au pires manipulations et instrumentalisations.

Cet échec des formes de la lutte armée des années 80, est totalement lié à la culture politique de ces groupes. Une culture autoritaire, imprégnée d’idéologie marxiste léniniste porteuse de dérives, privilégiant les actions au détriment du débat, au risque de déraper vers une spécialisation militaire de la violence et aboutissant à une conception dirigiste de la révolution et à ne plus suivre que sa logique propre.

On souhaite tout de même à Georges de retrouver le plus vite possible ses montagnes de Qoubaiyat.

1) Abou Nidal de son vrai nom Sabri al-Banna fondateur du Fatah commandement révolutionnaire il se transforme rapidement en mercenaire des pays arabes. On le retrouve mort dans sa chambre d’hôtel à Bagdad en 1982.

(2) Un blog liberonsgeorges.overblog.com un livre Georges Ibrahim Abdallah Edition Al Dante – 15 € tente de sensibiliser au cas de celui-ci

(3) En 2006,  dix détenus de la centrale de Clairvaux, condamnés à la réclusion perpétuelle et ayant effectué plus de 25 ans de prison, interpellaient publiquement l’Etat en réclamant, pour ce qui les concernait, le rétablissement officiel de la peine de mort.
Pascal Clément, alors ministre de la Justice, avait répondu, dans ce qui se voulait être un trait d’humour :  « Chiche ! »

Jean Mouloud


End of A-infos-fr Digest, Vol 96, Issue 2 *****************************************

Il faut qu’on parle de Facebook - nadir.org


Un lien vers un court papier qui donne un point de vue militant sur facebook :
http://nadir.org/txt/il_faut_qu_on_parle_de_facebook.html